AE : Qu’est-ce que les Eniripsas ?
Dans l’univers développé par Ankama, les Eniripsas sont des guérisseurs. Naturellement versés dans l’art du soin, ils peuvent remettre sur pied n’importe quel guerrier… s’ils sont dans un bon jour !
AE : Et leurs mains ? Pourquoi ce titre ?
Chaque peuple de cet univers porte un nom qui reflète ses habitudes et sa psychologie. Pour les Eniripsas, ce sont les mains qui les symbolisent le mieux. Ils joignent leurs mains en porte-voix pour prodiguer les Mots Soignants, ou brandissent une baguette pour tracer leurs sortilèges dans les airs. Voilà le pourquoi des « Mains d’Eniripsa ».
AE : Vous lancez une nouvelle collection mettant en scène chaque classe de DOFUS. Pourquoi commencer par la classe des Eniripsas ? « Vous » dans ce cas, c’est plutôt Ankama Editions… Tu devrais peut-être faire un encart en précisant le pourquoi de cette collection.
Travailler sur les Eniripsas, c’est aborder l’univers d’Ankama par le petit bout de la baguette (!) Cet univers est riche en personnages puissants et charismatiques. A côté de ces héros purs et durs, ça nous plaisait d’imaginer des personnages aux préoccupations moins héroïques, même si au final, c’est le destin du Monde qui est placé entre les mains de nos Eniripsas.
AE : La BD est donc fidèle à l’univers DOFUS ?
Comme toute adaptation, Les Mains d’Eniripsa comporte une part de liberté vis-à-vis de l’univers, et notamment du jeu vidéo DOFUS. Arnaud est l’un des piliers de l’équipe graphique Ankama, il est présent depuis les débuts de DOFUS. Ensemble, nous avons tenté de restituer ce qui fait le charme de DOFUS : un graphisme coloré, influencé par le trait manga et des personnages attachants.
AE : Arnaud, tu utilises le logiciel Adobe Flash pour le dessin et le rendu final des planches. C’est plutôt atypique pourquoi ce choix ?
Tout d’abord, FLASH est le logiciel de prédilection chez Ankama : DOFUS, Dofus-Arena, Wakfu, la série animée Wakfu sont réalisés avec FLASH. C’est l’utilisation particulière de ce logiciel qui est à la base de la ligne graphique Ankama. C’est donc assez naturellement que nous nous sommes tournés vers FLASH pour une adaptation BD de l’univers Ankama. De nombreux autres critères ont également pesé dans la balance, mais c’est une autre histoire !
AE : Le concept se rapproche plus de l’artbook que de la BD traditionnelle ? Pourquoi ne pas avoir fait une 4ème session de l’artbook DOFUS ?
Cette collection d’artbooks est commune à l’univers de DOFUS, Dofus-Arena et Wakfu. Chaque tome est centré sur des personnages, ce qui nous permet d’évoquer quelques anecdotes sur le peuple dont ils font partie. L’idée n’est pas d’être exhaustif comme pourrait l’être une encyclopédie, mais plutôt restituer l’ambiance, le ton propre aux Eniripsas.
AE : Quels sont les liens de la BD avec les jeux vidéos ?
Nous sommes tous deux impliqués dans la conception de l’univers Ankama. Nous nous efforçons de créer des liens d’un media à un autre, du jeu vidéo à la BD… même si les contraintes de production nous obligent à jongler entre des impératifs pas toujours conciliables ! Attendez-vous à retrouver les Plaines de Dzibilie, et l’histoire de nos personnages ingame...
AE : 40 pages de BD c’est court pour une quête héroïque, y aura-t-il une suite ?
Chaque tome de la collection est lié aux autres. L’histoire s’inscrit donc sur douze volumes, et il faudra lire tous les tomes pour pouvoir suivre le récit !
AE : Comment se fera le lien entre chaque volume de la série si on ne retrouve plus les héros des tomes précédents ?
Les personnages des tomes précédents se croisent d’un tome à l’autre. C’est pourquoi un Sadida rencontre les deux Eniripsas dans le tome qui leur est consacré. Toutefois, chaque tome est empreint de la vision propre de chaque peuple (guérir le Monde pour les Eniripsas, sauver les plaines de Dzibilie pour le Sadida) et de chaque personnage (les carnets montrent la vision individuelle de chacun d’entre eux).
AE : Le volume 2 sera donc sur « Les Souliers de Sadida » ou « sur le Cœur d’Iop »?
Le tome 2 sera consacré au Soulier de Sadida. Nous comptons adopter la même structure en trois parties pour chaque tome, une première pour la BD, une deuxième pour les « Carnets » et une troisième consacrée à la présentation de la classe en elle-même.
Juin 2008